Lanzarote, planète Mars
4 min read


Lanzarote, l’île née du feu
Perdue quelque part dans l’Atlantique, Entre le Maroc et les Antilles, dont elle adopte le climat doux et parfois chaud même en hiver, Lanzarote offre l’étrange sensation de fouler le sol d’une autre planète.
Ses paysages, sculptés par les éruptions volcaniques, dévoilent une terre aux teintes noires et rouges, comme encore marquée par le feu. Au milieu de ces étendues minérales, les maisons blanches, les palmiers et le bleu profond de l’océan composent un contraste saisissant.
Île la plus orientale des Canaries, Lanzarote est une terre de feu mais et de vent, façonnée par le basalte et balayée sans relâche par les alizés. Ici, le vent est omniprésent : il s’engouffre dans les paysages, fait danser les palmiers et vient se briser sur les falaises. Tantôt chaud et caressant, tantôt puissant, il accompagne chaque instant, comme une présence invisible. Plus que les paysages, c'est la présence de ce vent que je retiens principalement de mon séjour.


Dans les montages de feu
Le parc national de Timanfaya. Point touristique majeur de l'île. La route traverse un chaos de cratères, de champs de lave et de crêtes noires, hérité des éruptions qui ont bouleversé le sud de l’île entre 1730 et 1736.
Depuis l’Islote de Hilario, un bus suit un parcours de 14 kilomètres au cœur des « montañas del fuego ».
Le silence y est étrange : pas vraiment vide, mais habité par le vent, les couleurs minérales et l’immensité. On comprend vite pourquoi Lanzarote évoque parfois Mars.
A travers ce paysage dépouillé, une randonnée me fait découvrir "la caldera blanca" un site volcanique. Pas si simple de marcher dans la lave séchée. Pas une goutte d'eau à des kilomètres. Pourvu que ma gourde ne fuite pas...






L’empreinte de César Manrique
Je découvre l’univers de César Manrique, l’artiste qui a su faire dialoguer architecture et paysage volcanique.
Sa fondation à Tahíche, construite dans des bulbes de lave, puis les Jameos del Agua, tunnel volcanique transformé en espace artistique, enfin, le museo Campesino et son impressionnant totem.
L'artiste y est également connu pour avoir fait voter une loi interdisant les panneaux publicitaires. Il est vrai que l'île est plutôt "propre" pour un haut lieu du tourisme de masse.






Palmiers, vignes et océan
La vallée de Haría déploie ses palmiers comme une oasis au milieu des terres noires. Un peu plus loin, La Geria surprend : les vignes poussent dans des creux creusés dans la cendre, protégées par des murets de pierre.
Puis vient l’Atlantique.
À El Golfo, la Laguna Verde éclate d’un vert intense au pied des falaises de lave.
À Famara, le vent attire surfeurs et kitesurfeurs ;
Au sud, les criques de Papagayo offrent enfin une eau turquoise et un sable clair.










Plus au nord, le Mirador del Río offre un panorama vertigineux sur La Graciosa. Face à l’océan, entre falaises et bleu profond, c’est l’un de ces moments où l’on reste simplement immobile à regarder




La Graciosa, hors du temps
Ici, pas de routes goudronnées ni de grands complexes hôteliers. Les pistes de sable traversent des paysages arides, entre collines volcaniques aux teintes ocre, étendues désertiques et plages immenses baignées par les eaux turquoise de l’Atlantique. Le décor est brut, dépouillé, presque irréel. La terre volcanique côtoie le sable blond, tandis que la mer déploie une palette de bleus qui contraste avec les tons chauds du paysage.


La Playa de las Conchas, avec son sable doré et ses eaux d’un bleu profond, offre un spectacle saisissant face aux falaises de Lanzarote. Plus qu’une simple plage, c’est une invitation à ralentir et à respirer
Lanzarote n’est pas seulement une île de plages : c’est un paysage vivant. On la traverse en à peu près une heure et demie en voiture, mais chaque endroit révèle un monde différent.


2026 - All rights reserved
benoitsirotteau.com